Le 27 Mai 1848 marque en Guadeloupe, la fin définitive de l’esclavage, par la promulgation d’un décret attendu après plusieurs rébellions. Une nouvelle page de l’Histoire de Guadeloupe s’ouvre. La traite négrière et les colonisations ont provoquées une rencontre frontale entre des peuples d’Afrique, d’Amérique, d’Asie et d’Europe. Ces rencontres, ces confrontations vont profondément marquer les territoires en question et les sociétés qui s’y forment. Ces entrelacements de cultures, de coutumes, de langues, de tribus et de religions sont un héritage qui appartient aux générations qui succèdent. Un héritage qui est une force et une richesse. Cette date résonne particulièrement à Petit-Canal, le Carrefour des Mémoires où se trouvent les Marches des Esclaves, lieu qui symbolise la fin de l’abomination et la fierté de la Liberté recouvrée.

Cet évènement a vocation à s’ancrer dans sa dimension caribéenne, nos voisins partageant cette histoire de la traite négrière et l’esclavage. Le Festival ÉRITAJ, MÉMOIRES VIVANTES met en exergue toute la dimension symbolique et émotionnelle des célébrations de l’Abolition de l’Esclavage. C’est la volonté de constituer un espace d’échange innovant en mêlant arts et savoirs. Depuis Mai 2015, le Festival ÉRITAJ, MÉMOIRES VIVANTES est une occasion pour rencontrer l’autre à travers des disciples aussi diverses que la musique, le cinéma, la littérature, la gastronomie, l’art contemporain, la danse. Ce Festival vise à nourrir les échanges, promouvoir le dialogue interculturel, soutenir la création, ouvrir le champ des possibles. Le Festival ÉRITAJ, MÉMOIRES VIVANTES vise à faire fructifier cet héritage pour les générations futures, seules les racines puissantes et bien ancrées donnent des arbres vigoureux

  • Participation à l’Université populaire : « Moun a gwoka » places et rôles des femmes dans la transmission «   – Samedi 25 Mai à 14h aux Marches des Esclaves (Petit-Canal
  • Stage de danse : Dimanche 26 mai de 16h à 18h
    Dans une ambiance ludique et conviviale, Chantal Loïal, chorégraphe de la Cie Difé Kako, accompagnée de deux musiciens, propose de découvrir son langage chorégraphique métissé, au croisement des traditions et de la modernité des Antilles, de l’Afrique et de l’Europe.Entrez dans une ronde festive, partagez joie, mouvement et rythme, le tout avec humour.

Pour en savoir plus :

Le programme de l’Université Populaire
Le site internet du Festival
Le programme complet