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Les soirées dansantes antillaises appelées " Zouk " ont toujours pignon sur rue aux Antilles. Ces réunions de plus en plus connues en dehors de son espace d'origine remontent à l'esclavage. C'était l'occasion pour les " Neg-marrons " (esclavages émancipés) de se retrouver lors des mariages, des paies et autres fêtes mais aussi pour les deuils.
Communément appelées " Léwoz ", ces manifestations rassemblent dans une atmosphère familiale l'orchestre Gwoka composé de " tambouyé " (joueur de tambour, accompagnateur), le " chantè " (soliste vocale, chanteur) et les " dansè " (danseurs).
Parallèlement, se développe le " quadrille ", danse de société principalement exécutée par les plus âgés. Le quadrille est un héritage de certains ronds de bras et talons pointés enseignés par les missionnaires aux esclaves pour contrer leurs penchants voluptueux. Un florilège d'orchestres antillais ont émergé sous l'influence des formations musicales caraïbéennes et d'orchestres de colons.
Les Antilles ont su " créoliser " ces divers apports extérieurs danses (reste des colons et des apports d'extérieur). De là naîtront la Biguine, la Mazurka, danses de couples, mais aussi la Salsa et le Compas.
Toutes ces danses bâties sur l'identité créole n'ont pas cessé d'évoluer. En atteste la grande diversité des style et d'interprètes qui ont marqué l'histoire de la musique et de la danse afrocaraïbéenne (à l'instar d'Alain Jean-Marie, d'Al Lirvat, de Jenny Alpha, de Jacqueline Cachemire, de Michèle Sardaby, d'Henri Salvador, de Moune de Rivel ou encore de Kassav, de Zouk Machine, de Tania Saint-Val, de Malavoi, de Max Cilla, de Nino Cinelu, etc...ils sont bien trop nombreux pour les lister tous ici !).
Tout le monde peut participer au bal antillais et renouer avec l'esprit de la fête dans la lignée des zouk. Un public - de jeunes et de moins jeunes - sera ainsi sensibilisé au " chantè " et au " dansè " encore trop rarement diffusés par les média de masse. Les gens danseront, écouteront et verront du quadrille, de la salsa, du zouk, du gwoka, de la Mazurka mais aussi de la biguine et bien d'autres danses encore…
Pour faire face à une demande grandissante, et forts de cette longue expérience de la scène, la compagnie Difé Kako et ses musiciens ont décidé de créer le groupe « difé kako en bal-concert ».
C’est une musique « chaude », carnavalesque, une musique pour danser, pour « ambiancer », que nous vous proposons. Les voix de notre chanteur-percussionniste et de notre chanteuse lead, ainsi que celles des choristes-danseuses, s’appuient sur la section des instruments mélodiques (basse, accordéon, balafon) et sur la puissante section percussions (quatre musiciens autour des tambour Ka, tambour Bèlè, caisse claire, djembés et dundums de l’Afrique de l’ouest) pour chauffer le public.
Les compositions du groupe, inspirées des traditions Antillaise (Mazurka, Mendé, Chouval Bwa, etc…), Africaine (Soukouss, Rumba, Sabar,…) et Brésilienne (Marakatou), se mêlent aux standards « revisités », pour la plus grande joie du public que les danseuses ne manquent pas de solliciter avec un savoir faire, une « marque de fabrique » Difé Kako inégalable… La forme et le caractère « participatif » de la relation avec le public peuvent d’ailleurs être adaptés, suivant le contexte, à la demande de l’organisateur. Dans tous les cas, c’est un régal à ne pas manquer !
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